Pleurs de bébé : Comment réagir ?

pleurs de bébé
Fév 23 2017

Pleurs de bébé : Comment réagir ?

Pleurer est le seul moyen dont le bébé dispose pour exprimer sa faim, sa douleur ou son ennui. C’est un véritable réflexe « de survie ». De leur côté, les parents sont programmés pour réagir aux pleurs de leur bébé afin de répondre à ses besoins. Les pleurs de bébé et les réactions qu’ils entraînent sont une forme de communication entre un bébé et ses parents.

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En moyenne, un nourrisson pleure deux heures quotidiennement. Cela semble beaucoup, mais c’est parfaitement normal. C’est aussi une question de tempérament. Certains bébés pleurent toutefois plus que d’autres. En effet, plus de 25 % des nourrissons pleurent plus de trois heures par jour.

Les pleurs de bébé : ce que dit la recherche

Toutes les recherches s’entendent pour dire que c’est pendant les trois premiers mois de vie que les bébés pleurent le plus et que leurs pleurs sont les plus intenses. Plusieurs études ont d’ailleurs montré que, pendant cette période, les pleurs suivent un certain modèle, appelé la courbe des pleurs. Vers 2 à 3 semaines, le bébé commence à pleurer davantage. Les pleurs de bébé atteignent ensuite un sommet vers 6 à 8 semaines et puis diminuent peu à peu jusqu’à ce que l’enfant ait 12 semaines.

Pendant ces trois premiers mois, les pleurs de bébé commencent et arrêtent souvent soudainement, sans que l’on sache pourquoi, particulièrement en fin d’après-midi ou en début de soirée. Ainsi, il peut arriver qu’un parent ne parvienne pas à calmer son bébé qui pleure, même en le nourrissant, en s’assurant que sa couche est propre ou en le cajolant. Lors de ces crises de pleurs, il est important que les parents ne doutent pas de leurs compétences parentales. Ces pleurs sont normaux et les parents n’y sont pour rien. L’important est que l’enfant sente leur présence réconfortante.

Un nourrisson ne pleure jamais pour manipuler : il ne connaît pas ce sentiment.

Le consoler chaque fois qu’il pleure ne risque d’ailleurs pas de le gâter. En fait, il deviendra plus calme et moins inquiet. Lorsqu’un parent répond rapidement et calmement aux pleurs, son bébé se sent aimé et en sécurité. La façon de réagir du parent conditionne ainsi les premiers liens d’amour et l’attachement qui l’uniront à son bébé.

Il faut donc faire attention aux idées reçues et aux conseils de votre entourage. Fiez-vous plutôt à votre instinct, car personne ne connaît votre bébé mieux que vous.

Certains scientifiques croient que les nourrissons ont différents pleurs pour exprimer la faim, l’ennui, l’inconfort, les coliques, le défoulement en fin de journée, la douleur, etc. Cette vision ne fait toutefois pas l’unanimité.

Par contre, de plus en plus de scientifiques pensent que l’examen des pleurs de bébé permet de mesurer le niveau de détresse du bébé plutôt que de déterminer leur cause précise. Ils affirment ainsi que plus le son ou l’intensité des pleurs est élevé, plus la détresse du bébé est grande. Les parents sont d’ailleurs capables la plupart du temps de deviner les besoins de leur bébé selon le son des pleurs.

Autour de 3 mois, les habiletés sociales des bébés se développent davantage et ils interagissent beaucoup plus. Ils commencent alors à utiliser différents pleurs pour exprimer différentes choses, par exemple :

  • La faim : pleurs qui peuvent commencer doucement et lentement et qui deviennent ensuite plus forts et rythmés;
  • La douleur : pleurs très aigus, perçants, courts, forts et non mélodieux;
  • L’ennui, l’inconfort ou la fatigue : pleurs doux qui s’arrêtent parfois pour reprendre quelques minutes plus tard. Ils peuvent devenir plus forts si rien n’est fait.

Quelques pistes pour vous guider lorsque votre bébé pleure

Si ses pleurs commencent durant les boires :

  • Votre bébé n’a peut-être plus faim.
  • Il a peut-être des coliques.
  • Il a peut-être envie de sucer plutôt que de manger. Allongez-le ou bercez-le en lui offrant une suce ou un petit jouet pour le distraire.

Si les pleurs de bébé commencent quand il est dans vos bras :

  • Il est peut-être fatigué et il veut dormir.
  • Même si cela ne fait que deux heures qu’il a bu, il a peut-être encore faim, surtout s’il a une – poussée de croissance.
  • Il a peut-être besoin de sucer pour combler son besoin de succion, qui est un réflexe de survie chez les nourrissons.
  • Il a besoin de stimulations (jeu, musique, jouet, massage, etc.).
  • Quelque chose le dérange : a-t-il froid? a-t-il chaud (touchez sa nuque pour le savoir)? sa couche est-elle souillée? souffre-t-il d’un érythème fessier? Selon le cas, rectifiez son habillement, changez sa couche ou soignez son érythème.

Si les pleurs de bébé commencent quand il est seul dans son lit :

  • Il est peut-être entre deux cycles de sommeil. Attendez quelques minutes pour lui donner la chance de se rendormir tout seul.
  • Il a peut-être assez dormi ou a besoin de compagnie.
  • Il a besoin d’être rassuré.
  • Il a froid, soif ou chaud (touchez sa nuque pour le savoir), ou sa couche est peut-être mouillée.

Chaque fois que vos efforts seront couronnés de succès, vous vous sentirez encouragé, rassuré et compétent. Inversement, quand vous ne parviendrez pas à consoler votre bébé, il est possible que vous éprouviez de l’angoisse et que vous manquiez de confiance en vous. Cependant, ces moments sont nécessaires et même favorables : chaque échec vous poussera à prendre du recul, à réfléchir, à observer de mieux en mieux votre enfant, et donc à mieux le connaître.

Pleurs de coliques ou de fatigue?

Si tous ses besoins de base sont satisfaits, mais qu’il continue à pleurer, votre bébé souffre peut-être de la dysrythmie du soir, que les médecins appellent aussi coliques. On peut parler de coliques lorsque l’enfant pleure plus de 3 heures sur 24, au moins 3 jours sur 7, pendant 3 semaines consécutives. Ce sont les pleurs qui bouleversent le plus les parents puisqu’ils se sentent impuissants à consoler leur bébé.

Cette période d’agitation est peut-être aussi, tout simplement, la seule façon que le bébé a de se défouler. C’est la fin de la journée, il est un peu grincheux et, par ses pleurs, il évacue les tensions accumulées au cours de la journée.

Voici quelques suggestions pour vous aider à calmer les pleurs de bébé :

  • Parlez à votre bébé d’une voix douce et rassurante.
  • Prenez-le dans vos bras le plus souvent possible. Le contact humain leur permet de se relaxer, de se calmer, de réduire leur niveau de stress et de se sentir en sécurité. Au besoin, employez un porte-bébé ventral afin de reposer vos bras. Ne craignez pas de « gâter » votre enfant en le prenant souvent dans vos bras.
  • Sachez qu’il est possible que votre bébé continue de pleurer malgré tous vos efforts pour l’apaiser. Ce n’est pas votre faute et cela ne fait pas de vous un mauvais parent.
  • Offrez lui un environnement calme : éteignez ou tamisez les lumières, diminuez les sons ambiants et évitez les bruits intenses. Évitez aussi de trop manipuler votre bébé, car vous risquez de l’exciter davantage, tandis qu’il exprime peut-être son besoin de se reposer. Vous pouvez le mettre doucement dans son lit et voir s’il arrivera à se calmer par lui-même.
  • Donnez-lui le sein, car de nombreux bébés se calment lorsqu’ils tètent le sein de leur mère.
  • Restez calme et détendu. Les bébés sont très sensibles aux états émotionnels des adultes qui prennent soin d’eux. Votre propre stress peut aggraver les pleurs de votre enfant. Pour réussir à vous détendre malgré les pleurs de bébé, chantez des berceuses ou écoutez une musique douce et apaisante ou de simples sons réguliers et rythmés. Cela pourrait même réussir à apaiser votre enfant.
  • Sortez faire une promenade avec votre enfant dans le porte-bébé ou dans la poussette, car le mouvement apaise souvent les bébés. Vous pouvez aussi l’amener faire une balade en voiture. Si votre enfant pleure souvent à la même heure, essayez de sortir avant qu’il ne commence. Ainsi, l’habillage et l’installation dans le porte-bébé, la poussette ou le siège d’auto seront plus agréables pour vous deux.

À bout de nerfs ?

N’oubliez pas que votre bébé ressent votre stress et vos tensions. Un parent énervé ne peut calmer son bébé. Alors, voici quelques trucs :

Passez le relais à votre partenaire ou à une gardienne avant de vous épuiser complètement.

S’il n’y a personne d’autre que votre enfant et vous à la maison, posez-le dans son lit, puis sortez de la pièce quelques instants, le temps de vous calmer et d’appeler quelqu’un qui vous soutiendra. Il peut s’agir d’une amie, d’une gardienne ou même d’une ressource téléphonique comme la ligne Parents.

Attention! Ne secouez jamais votre bébé. Vous pourriez causer des lésions permanentes à son cerveau ou même le faire mourir.

Source : Naitreetgrandir.com

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